Marielle de Sarnez a signé une tribune dans le journal “La Tribune” dans son édition du jeudi 4 juin sous le titre “Voter pour ne pas se résigner”.

Il faut voter, sinon ce sont les autres qui votent à votre place. Cinq ans, c’est la durée de vie du Parlement européen. Dans ces cinq années, le vote des députés à Strasbourg sera exigé pour la plupart des grandes décisions qui organisent notre avenir. La seule question est de savoir si ces élus seront ceux que vous aurez choisis, portant vos attentes, vos questions, vos espoirs, ou s’ils seront désignés par d’autres. Si ce sont vos élus, les décisions de l’Europe ressembleront à ce que vous souhaitez. Sinon, elles iront dans un autre sens. Le spectacle est souvent triste en France : des listes composées de parlementaires qui vont à Strasbourg comme en punition, ou qui représentent des régions dans lesquelles ils ne voulaient pas se présenter, ou qui annoncent à voix basse qu’en fait ils ambitionnent d’autres fonctions. L’Europe est maintenant affaire de citoyens. Pour les représenter, il faut choisir de vrais députés européens, engagés à 100%, heureux de leur future mission et déterminés à renforcer le poids des citoyens dans les grands choix qui vont engager leur avenir.

Il faut voter pour que l’Europe existe, qu’elle ait une volonté et qu’elle la défende. L’Europe doit être notre relais chaque fois que les problèmes sont planétaires. Relèvent de problèmes planétaires la crise économique, la guerre des monnaies, la défense d’un modèle de société juste et solidaire, la défense de notre patrimoine naturel et environnemental, la biodiversité, le développement de l’Afrique abandonnée, le commerce international, l’équilibre du monde. Si l’Europe a une volonté et qu’elle l’exprime, et qu’elle se bat, l’avenir changera. Sinon, les décisions seront prises sans nous, entre géants, la Chine et les Etats-Unis en premier, et elles n’iront pas dans le sens que nous souhaitons.

Il faut voter pour que l’Europe agisse vraiment. Jusqu’à maintenant, face à la crise, on a choisi le chacun pour soi. Et même, le chacun pour soi pour peu de chose. Seuls ou isolés, nos pays ne sont pas en capacité de faire face à la récession qui frappe durement le monde et le continent européen. Les destructions d’emploi se multiplient, les prévisions en Europe se chiffrent à plusieurs millions de chômeurs supplémentaires, et la pauvreté augmente. Plus que jamais nos concitoyens ont besoin de sentir que l’Europe est à leur côté, attentive, sécurisante et protectrice. Voter, c’est l’occasion d’exiger que les moyens changent, par exemple avec un emprunt européen, et un plan d’action commun en direction des équipements publics, des PME, de la croissance qui respecte nos obligations environnementales, et de ceux qui sont le plus touchés par la crise. Des mesures simples, visibles, pour démontrer que lorsque l’Europe s’unit, elle peut changer le cours des choses.

Il faut voter pour défendre l’idée d’un modèle européen original. L’Europe a une responsabilité particulière : faire émerger un nouveau modèle fondé sur la lutte contre les inégalités, un niveau élevé de protection sociale pour tous, un maillage des services publics, une plus grande intégration économique et sociale de l’Union européenne, une régulation exemplaire, un commerce international plus équitable, et la recherche d’un monde plus équilibré. Un modèle durable à tous les sens du terme, privilégiant le long terme sur le court terme dans le champ économique et financier, et assurant la solidarité entre générations, en particulier pour la gestion des biens communs de la planète. Il ne peut y avoir de progrès économique sans progrès social, sans progrès durable. Définir et promouvoir ce nouveau modèle européen est vital.

Il faut voter pour réconcilier les Français avec l’idée européenne. Un certain nombre de bons apôtres prétendent qu’il faudrait séparer le vote européen et la politique française. Comme si l’Europe était une affaire de politique étrangère, une affaire de « Bruxelles », une affaire d’initiés et non pas une affaire de peuple. Or c’est la même question, celle de notre avenir, celle de nos valeurs de société, qui est en jeu. Et les acteurs sont les mêmes puisque les gouvernants nationaux, les gouvernants français, sont en même temps des décideurs européens. La France, c’est en Europe. La France, c’est l’Europe. Nous sommes, en même temps, citoyens français et citoyens européens. Le destin de la France et de l’Europe sont les deux faces d’une même médaille. Il n’y a rien de plus urgent que de le comprendre et de le revendiquer.

Il faut voter pour le retour d’un certain idéalisme en politique. La politique européenne, et la politique française, sont constamment marquées de résignation et d’absence d’idéal. Or l’Europe ne s’est faite que parce que des générations courageuses ont vaincu, au nom d’un idéal, des obstacles qui paraissaient infranchissables : les rancoeurs, la haine, la ruine au sein de notre continent. Personne n’y croyait : ils l’ont fait. Pour imposer une paix durable entre les pays européens, ils ont formé entre les peuples un lien indéfectible, une communauté de destin, soudée, forte et solidaire. Ils l’ont fait au nom des valeurs morales et spirituelles qui sont le patrimoine commun des Européens, et autour d’une valeur fondamentale : la reconnaissance de la dignité humaine. Il est temps de reprendre cet élan, cette inspiration, cet idéal pour la France et pour l’Europe, en acceptant de vouloir grand, de rêver s’il le faut, de chercher non pas le médiocre, mais le meilleur, le plus digne, le plus haut.

Affiche réalisée par les Jeunes Démocrates

Franck Faveur est le président des Jeunes Démocrates. Ils nous explique comment son organisation s’engage dans la campagne pour le Mouvement Démocrate. Lire la suite

Nadia Essayan est sur la liste de la circonscription aux côtés de Jean-Marie Beaupuy. Elle est conseillère nationale du Mouvement Démocrate et vice-présidente du Modem du Cher. Elle nous raconte les raisons de son engagement pour l’Europe.

Nadia Essayan“Je me suis engagée aux côtés de Jean-Marie Beaupuy et Chérifa Adaissi parce que l’Europe est pour moi le grand projet à construire, le seul capable de fédérer et d’être source de paix.

D’origine palestinienne, j’ai soif d’Europe pour la résolution des conflits au Proche-Orient. Née en Afrique, j’ai soif d’Europe pour le développement des pays les plus en difficulté. Citoyenne française, fille des Lumières, j’ai soif d’Europe pour un monde meilleur ! Alors, avec toute la liste du Massif Central- Grand Centre, nous allons battre la campagne pour parler de l’Europe que nous voulons !

Certains de nos concitoyens nous disent qu’ils connaissent mal ces élections, ce qui explique le fort taux d’abstention. Ils nous disent aussi qu’ils voient mal les avantages que l’Union Européenne apporte dans leur vie. Nous nous emploierons au cours de cette campagne, à rendre un peu plus concrets les projets et les résultats déjà obtenus : Erasmus des élus locaux pour l’échange des bonnes pratiques, responsabilité sociale des entreprises, aide au logement social, Small Business Act, et tant d’autres mesures soutenues par nos députés démocrates européens et qui témoignent d’un esprit de fraternité et de responsabilité, d’un esprit de solidarité et d’égalité d’accès aux droits, mais aussi d’encouragement à l’initiative et de liberté…

Cependant, nous ne pouvons pas intéresser nos concitoyens uniquement en leur parlant de l’intérêt particulier qu’ils ont à faire partie de l’Union. La situation économique peut entraîner une diminution des avantages qu’on en tire, et les sujets de dissensions sont nombreux entre les pays européens.
Et c’est bien ce qui fait l’intérêt politique de l’Union Européenne : cette volonté commune de prendre en compte la pluralité et la diversité des peuples qui la composent et de mettre en œuvre le compromis négocié comme instrument de construction durable.

Cette formidable entreprise de paix, cet exercice à grande échelle de dialogue et d’entraide entre les peuples est un exemple, une chance pour notre monde « en quête de sens », c’est un remède à la défaillance des systèmes financiers sans âme, un rempart contre l’exclusion et l’inégalité, et nous avons tous un rôle à y jouer.

Voilà, en quelques mots, le message que je voudrais transmettre aux électeurs : votez pour construire la paix aujourd’hui et demain, pour nous, pour les autres et pour nos enfants. Votez pour nos élus démocrates qui portent en eux cet humanisme indispensable à la fraternité au sein de l’Union Européenne, votez pour la liste conduite par Jean-Marie Beaupuy et Chérifa Adaissi !”

Retrouvez tout l’actualité de la circonscription Massif Central - Centre sur Europe.lesdemocrates.fr

Alexis Blanc était l’un des animateurs du groupe projet “Politique de la mer et de la pêche”. Il nous propose une tribune où il envisage l’avenir du secteur de la Pêche. Comme pour François Bayrou, il estime que la co-responsabilité et la co-expertise seront nécessaires.

Alexis BlancLa politique commune des pêches est l’une des plus anciennes politiques européennes et reste l’une des plus intégrées. En effet, les premières mesures communes adoptées datent de 1970, année où fut décidé l’égal accès aux zones de pêche de tous les pêcheurs des États membres, tout en réservant la bande côtière à la pêche artisanale qui y avait des droits historiques. Lire la suite

Antoine Vielliard est président du Mouvement départemental de Haute-Savoie. Il met ici en lien la loi dite “Hadopi” sur le téléchargement et les votes du 29 avril et du 7 juin 2009. Il estime cette loi inapplicable et contraire aux règlements européens.

Antoine VielliardLa loi HADOPI instaurant la coupure de la ligne internet aux internautes qui téléchargeraient des fichiers a été rejetée la semaine dernière à l’Assemblée nationale par 21 députés contre 15 sur 577 - les autres étaient absents-. Le Gouvernement présentera une nouvelle mouture identique de la loi à l’Assemblée nationale et sifflera un peu plus fort pour faire venir en nombre ses députés aux ordres.

Peu importe. La future loi française déjà inapplicable sera bientôt contraire aux règlements européens. En effet, le 10 avril 2008, le Parlement Européen a déjà voté sur le sujet. Ils ont estimé que l’interruption de l’accès à internet allait à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif.

Le vote a été serré avec 314 Pour et 297 Contre.

Les députés Européens MODEM ont voté Pour le rapport du Parlement (qui s’opposait à la riposte graduée) avec une abstention. Les députés UMP et nouveau centre ont voté Contre (mais il y avait deux absents). Les socialistes ont voté Pour à 21 voix, 2 abstentions et 8 absents. Parmi les absents du PS, on compte Harlem Désir, Pervenche Bérès et Stéphane Le Foll qui sont à nouveau candidats. Les Villiéristes étaient tous absents, tout comme Marine Le Pen. Avant de se représenter, ces députés européens devraient commencer par assumer leur mandat actuel.

Quelque soit le résultat du vote de la nouvelle lecture de la loi HADOPI le mercredi 29 avril à l’Assemblée nationale, cela n’aura aucune conséquence sur le quotidien des internautes. Si elle n’est pas censurée par le Conseil Constitutionnel, il est probable que celle-ci ira rejoindre le vaste cimetière des lois qui n’ont jamais eu de décret d’application. Les tribunaux ne pourront pas appliquer cette loi qui est contraire au droit européen.

Le seul vote qui compte est celui des élections européennes du dimanche 7 juin. Les internautes auront un grand besoin de députés européens présents et qui ne votent pas aux ordres sans réfléchir des lois inapplicables et  disproportionnées : nous avons besoin de plus de députés européens du Mouvement Démocrate.

Stéphane Cosse est l’animateur du groupe projet Union Économique et Monétaire. Il nous propose une tribune où il envisage les moyen à mettre en œuvre pour que l’Europe puisse accroître sa capacité d’influence économique.

Stéphane Cosse

Face à la crise économique et financière, l’Europe n’a pas le droit de décevoir. Telle est la première conclusion du groupe de projet rassemblant de très nombreux adhérents du Mouvement démocrate qui se sont mobilisés activement au cours des derniers mois pour réfléchir à la vision économique future de l’Europe.  La crise a montré l’échec du modèle anglo-saxon reposant sur l’auto-régulation et le surendettement. Face à cet échec, qui est aussi une alerte, l’Union Européenne constitue un formidable levier pour rebâtir un nouveau modèle de croissance économique sain et durable. L’euro en est la meilleure illustration : la monnaie européenne est respectée à travers le monde et la BCE est mondialement reconnue. Ainsi, si les Etats membres s’unissent, l’influence mondiale de l’Europe existe bien. Cela ne veut pas dire que tout pouvoir économique doit être transféré au niveau européen. Mais l’intégration économique et budgétaire de l’Europe, plutôt que le repli sur soi, est la meilleure voie à suivre pour sortir au plus vite et durablement de la crise économique et construire un nouveau modèle. Lire la suite


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